La robotisation industrielle est souvent associée aux grands groupes et aux usines fortement automatisées.

Pourtant, de nombreuses PME sont aujourd’hui confrontées à des problématiques pour lesquelles la robotisation peut apporter une réponse concrète : augmentation des cadences, amélioration des conditions de travail, fiabilisation d’un process ou encore évolution des capacités de production.

Chez Eurosubstrat, spécialiste de la production de substrats pour la culture des champignons, la croissance de l’activité a progressivement posé une question très concrète :

Comment augmenter la capacité de production tout en améliorant les conditions de travail, sans reconstruire entièrement l’outil de production ?

C’est dans ce contexte que nous avons accompagné Eurosubstrat dans le remplacement d’un ancien système de palettisation.

L’objectif n’était pas simplement d’installer un nouveau robot à la place de l’ancien.

Il fallait analyser le besoin, prendre en compte les contraintes du produit et de la production, déterminer la solution robotisée la plus adaptée et réussir à intégrer une nouvelle installation dans un bâtiment existant où la place disponible était limitée.

Ce projet a également fait l’objet d’une étude de cas commune avec KUKA et Eurosubstrat.

La nouvelle installation a permis de doubler la cadence par rapport à l’ancien palettiseur.

Choisir le bon robot est une étape du projet, pas son point de départ

Lorsqu’une entreprise envisage d’automatiser une opération de palettisation, la première question est souvent :

« Quel robot faut-il acheter ? »

De notre côté, nous commençons généralement par une autre question :

« Quel est exactement le besoin à résoudre ? »

Chez Eurosubstrat, nous avons d’abord étudié :

  • les produits à manipuler
  • leurs caractéristiques et leurs variations
  • les cadences à atteindre
  • l’organisation de la production
  • les contraintes liées au bâtiment existant
  • l’espace réellement disponible
  • les possibilités d’évolution de l’installation.

C’est à partir de cette analyse que nous avons déterminé l’architecture de la future cellule et le type de robot nécessaire.

Le choix s’est finalement porté sur un robot KUKA KR QUANTEC PA, capable de répondre aux performances attendues tout en s’intégrant dans l’architecture globale que nous avions définie.

Le robot est donc venu répondre à un besoin identifié, et non l’inverse.

Le défi : doubler la cadence dans un espace limité

C’est probablement l’une des principales contraintes de ce projet.

Le nouveau système devait être installé dans un bâtiment existant, avec un espace disponible limité.

Dans un projet de construction neuve, il est possible de concevoir le bâtiment et les flux autour de la future installation.

Dans un bâtiment existant, la logique est différente.

Il faut concevoir la nouvelle solution en tenant compte de ce qui est déjà en place.

Nous avons donc travaillé sur l’implantation complète de la cellule afin d’intégrer notamment :

  • le robot
  • le préhenseur
  • les équipements de manutention
  • la gestion des palettes
  • les sécurités
  • les accès nécessaires à l’exploitation et à la maintenance

L’objectif était de faire entrer l’ensemble dans l’espace disponible tout en conservant une installation cohérente et exploitable au quotidien.

Cette contrainte d’encombrement a fait partie intégrante de la réflexion dès le début du projet.

Le défi était d’autant plus important que l’objectif fixé était ambitieux : doubler la cadence obtenue avec l’ancien palettiseur.

 

la nouvelle installation a permis de doubler la cadence par rapport à l’ancien palettiseur.

Un robot n’est qu’une partie de la solution

Lorsqu’on parle de robotisation, le robot est naturellement l’élément le plus visible.

Mais dans un projet industriel, il ne représente qu’une partie de la solution.

Le travail consiste surtout à concevoir tout ce qui va permettre à l’installation de fonctionner efficacement dans son environnement réel.

Cela implique notamment :

  • d’analyser le besoin
  • de dimensionner correctement l’installation
  • de sélectionner le robot adapté
  • de concevoir le préhenseur
  • d’organiser les flux de produits
  • de gérer les palettes
  • d’intégrer la solution dans l’environnement existant
  • de concevoir les protections et les sécurités
  • de développer les automatismes
  • puis de réaliser les essais et la mise en service

Chez Eurosubstrat, nous n’avons donc pas simplement installé un robot.

Nous avons conçu l’ensemble de la solution autour des contraintes spécifiques du client, de ses produits et de son bâtiment.

C’est, selon nous, toute la différence entre acheter un robot et réaliser un véritable projet de robotisation.

La robotisation est-elle réservée aux grandes entreprises ?

C’est encore une idée que nous entendons régulièrement.

Pourtant, la taille de l’entreprise n’est pas forcément le premier critère à prendre en compte.

La question est plutôt de savoir si une opération présente suffisamment de contraintes ou de potentiel d’amélioration pour justifier une automatisation.

Par exemple :

  • une cadence devenue insuffisante
  • un poste répétitif ou physiquement contraignant
  • des difficultés à recruter
  • un besoin de stabiliser la production
  • une évolution importante des volumes
  • ou encore la nécessité de moderniser un équipement vieillissant.

Dans le cas d’Eurosubstrat, la nouvelle installation a permis de doubler la cadence par rapport à l’ancien palettiseur.

Mais chaque projet est différent.

Une robotisation réussie n’est pas forcément celle qui utilise le robot le plus imposant ou la technologie la plus sophistiquée.

C’est avant tout celle qui répond efficacement à un besoin réel de l’entreprise.

Une automatisation peut aussi se faire progressivement

Robotiser une usine ne signifie pas forcément transformer l’ensemble de l’outil de production en une seule fois.

Une PME peut avancer progressivement, en automatisant en priorité les postes où le besoin est le plus important.

Cette approche permet de répartir les investissements et de faire évoluer l’outil de production au rythme du développement de l’entreprise.

Le projet réalisé chez Eurosubstrat illustre cette logique : partir d’une problématique concrète, analyser les contraintes existantes et concevoir une solution dimensionnée en fonction du besoin réel.

L’automatisation n’est donc pas nécessairement une transformation complète de l’entreprise.

Elle peut être une succession de projets ciblés, chacun apportant une amélioration concrète au process.

Concevoir une solution pour aujourd’hui… et pour la suite

Une cellule robotisée représente un investissement important.

Elle doit évidemment répondre aux besoins actuels, mais il est également nécessaire de réfléchir à son exploitation dans la durée.

La facilité d’utilisation, la maintenance, la disponibilité des équipements et les éventuelles évolutions futures font partie intégrante de la conception.

Chez Hubert Process, nous essayons d’intégrer cette réflexion dès le début d’un projet.

Une bonne solution n’est pas uniquement celle qui fonctionne le jour de la mise en service.

C’est celle qui devient, au fil du temps, un véritable outil de production pour le client.

Ce que nous retenons du projet Eurosubstrat

Ce projet illustre bien notre vision de la robotisation industrielle.

Tout commence par une problématique concrète.

Dans ce cas :

  • remplacer un ancien système de palettisation
  • augmenter fortement la cadence
  • intégrer une nouvelle installation dans un espace existant limité.

Notre travail a consisté à analyser ces contraintes, à définir l’architecture de la future installation, à déterminer le robot le plus adapté, puis à concevoir et intégrer l’ensemble de la cellule.

Le résultat final a permis de doubler la cadence par rapport à l’ancien palettiseur, tout en restant compatible avec les contraintes du bâtiment existant.

Le robot KUKA est évidemment un élément central de la solution.

Mais son choix n’a été qu’une étape du projet.

La réussite de l’installation repose sur l’ensemble du travail réalisé autour : l’analyse du besoin, le dimensionnement, la conception, l’intégration et la mise en œuvre de la solution.

C’est précisément ce type de projet que nous cherchons à développer chez Hubert Process : partir d’une problématique industrielle concrète et concevoir une solution adaptée à la réalité de chaque entreprise.

Pour aller plus loin

Cette réalisation a également fait l’objet d’une étude de cas réalisée conjointement avec KUKA et Eurosubstrat, qui présente le projet sous un autre angle, notamment autour de la solution robotique mise en œuvre.

Lire l’étude de cas complète publiée par KUKA